Solitaire · hautes latitudes · science ouverte · film documentaire

Odyssey of AION

Une expédition au long cours, de la Patagonie aux premières glaces antarctiques : avancer lentement, rester lorsque le réel impose sa loi, documenter la glace, la météo, l’isolement et les rencontres avec la faune, en particulier les orques.

L’objectif n’est pas un chiffre de latitude, mais la capacité à revenir, tenir la durée et produire des séries exploitables pour la recherche et le cinéma documentaire.

Chapitre 1

Le projet

Odyssey of AION combine navigation polaire en solitaire, collecte de données et récit documentaire. L’objectif est d’installer — au-delà d’environ 59°S — une présence patiente, capable de revenir, d’attendre et d’observer sur plusieurs saisons australes.

Principes

  • Décisions dictées par la glace, la météo et l’état du bateau.
  • Autonomie : réparer, attendre, repartir.
  • Continuité : données, images, journal de terrain.

Ce que le projet n’est pas

  • Une chasse au record de latitude.
  • Une aventure “mise en scène”.
  • Un programme touristique.
Chapitre 2

L’itinéraire

La route suit une logique de progression opportuniste : fenêtres météo, zones d’abri, arrêts prolongés, puis travail par “zones frontières” — océan libre, glace dérivante, marges de banquise — aussi loin que le réel l’autorise.

Limite Sud

  • Pas de latitude “promise” à l’avance.
  • Le demi-tour au bon moment fait partie du plan.
  • La réussite se mesure à la continuité des observations.

Étapes, zones d’abri, contraintes de glace et de météo sont détaillées sur la page dédiée.

Voir la route
Carte de la péninsule Antarctique
Chapitre 3

Méthode & sécurité

En hautes latitudes, la méthode prime : simplifier, anticiper, préserver l’énergie, garder la tête froide. Rester longtemps dans la zone de glace impose des contraintes fortes — matériel, fatigue, visibilité — et le renoncement au bon moment n’est pas un échec : c’est une manœuvre prévue.

Navigation

  • Contrôle à basse vitesse, manœuvres simples.
  • Mouillages engagés, lecture des abris.
  • Routines, veille, gestion du sommeil.

Gestion du risque

  • Glace dérivante, nuit australe, visibilité réduite.
  • Fenêtres météo opportunistes, sans calendrier à honorer.
  • Redondance, réparabilité, possibilité de rester longtemps sur zone.
Chapitre 4

Les orques, fil conducteur scientifique

L’expédition suit les orques comme fil rouge : chaque rencontre est l’occasion de photographier les individus, d’enregistrer le paysage sonore et de croiser ces observations avec les catalogues existants en Patagonie. L’enjeu est de mieux comprendre les connexions possibles entre les populations observées au nord et celles croisées plus au sud.

Questions

  • Certains individus patagons sont-ils revus plus au sud ?
  • Y a-t-il des “habitués” de certains fjords ou zones de glace ?
  • Comment la saison et le bruit des navires influencent-ils ces rencontres ?

À bord

  • Photo-identification (profils, encoches, cicatrices).
  • Hydrophone pour les vocalisations et le bruit de la glace.
  • Journal détaillé (position, taille du groupe, comportement).

Partage

  • Démarche non invasive (ni capture, ni marquage).
  • Base de données partagée avec des collègues chiliens et argentins.
  • Science ouverte : observations utiles même sans “recoupement” parfait.

Pour en savoir plus sur les orques, la photo-identification et la manière de contribuer avec vos propres observations.

En savoir plus
Chapitre 5

Autonomie & temps long

L’autonomie n’est pas un slogan : c’est la condition pour tenir la durée, revenir dans les mêmes zones et, parfois, recroiser les mêmes groupes d’orques. Le bateau et le skipper doivent pouvoir rester sur zone lorsque tout se referme.

Objectifs

  • Continuité des systèmes vitaux (énergie, chauffage, communication minimale).
  • Maintenance possible en isolement, avec un outillage limité.
  • Présence prolongée si les conditions l’exigent.
Vie quotidienne à bord
Chapitre 6

Science ouverte

Les séries longues sont rares dans ces zones. Un voilier autonome permet d’observer sur la durée : météo, glace, océan, acoustique, énergie et faune. Même lorsqu’une saison s’arrête plus au nord que prévu, les données produites restent exploitables.

Accès & partage

  • Data Hub public pour une partie des données.
  • Niveaux d’accès pour la recherche et l’enseignement.
  • Collaboration avec des équipes déjà actives en Patagonie et en Antarctique.
Chapitre 7

Le film documentaire

Le film raconte ce que les chiffres ne disent pas : lenteur, décisions, contraintes techniques, paysages, bruit de la glace, rencontres d’orques, moments de renoncement. Un récit tourné au plus près du réel, sans mise en scène ni héroïsation forcée.

Intention, extraits et coulisses du tournage en solitaire sont détaillés sur la page dédiée.

Découvrir le film
Extrait visuel de l’expédition
Chapitre 8

Soutenir & contacter

Pour un partenaire, l’enjeu n’est pas d’associer son nom à un record, mais à un travail mesurable : données, images, retours d’expérience issus d’un environnement où peu de navires restent longtemps.

Deux portes d’entrée